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La conséquence : termes et structures (B1)

la conséquence (B1)
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La conséquence est le résultat d’une action. On peut l’exprimer avec différents termes et différentes structures. Évidemment il existe des nuances. Dans cet article nous allons étudier les différentes manières d’exprimer la conséquence  ainsi que les nuances qui les distinguent.

 

 

 

 

Présentation

 

On peut exprimer la conséquence avec ces termes et structures : donc, alors, ainsi, en conséquence, par conséquent, c’est pourquoi, si bien que, de manière que, de façon que, de sorte que, si … que, tellement … que, à tel point que, au point que/de, un tel … que, une telle … que, de tels … que, de telles … que, il suffit de … pour (que),  trop … pour (que), assez … pour (que), du coup, résultat et total.

 

Maintenant voyons de quelle manière on les emploie, mais par souci de simplification nous allons aborder uniquement l’essentiel.

 

 

 

I Donc

 

Donc introduit soit l’effet d’une action soit une déduction logique.

 

Le concert s’est terminée donc je suis rentré(e) chez moi.

Frédéric est né en 1982 donc il a 37 ans.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

II Alors et ainsi

 

Alors et ainsi s’emploient dans la langue courante.

Le premier introduit l’effet d’une action et le second introduit une suite logique.

 

Ce matin, ma voiture est tombée en panne alors j’ai pris le train.

Vous avez laissé la fenêtre ouverte ainsi le voleur est entré sans commettre d’effraction.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

III En conséquence et par conséquent

 

En conséquence et par conséquent s’emploient dans la langue formelle (situation administrative ou juridique).

Le premier introduit l’effet d’une action et le second introduit une suite logique.

 

(Dans un cabinet d’expertise comptable.)

_ En quoi puis-je vous aider ?

_ Mon entreprise connaît des difficultés financières. En conséquence, j’aimerais avoir quelques conseils.

 

(Aux Impôts.)

_ Vous me demandez une somme exorbitante.

_ Monsieur, vos revenus ont augmenté. Par conséquent, vous devez payer une somme plus importante

 

Place : en début de phrase.

 

 

 

IV C’est pourquoi

 

On emploie c’est pourquoi dans une argumentation et de la même manière que par conséquent.

 

(Dans un centre de formation.)

– C’est la troisième fois que vous arrivez en retard au cours !

  • En ce moment je travaille beaucoup et mon lieu de travail se trouve loin d’ici ,c’est pourquoi j’arrive en retard depuis un certain temps.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

V Si bien que

 

On emploie si bien que quand on veut exprimer une conséquence prévisible.

 

Il a trop mangé si bien qu’il a eu du mal à digérer.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

VI De manière que, de façon que et de sorte que

 

Avec ces conjonctions on exprime une conséquence sans aucune nuance.

 

Tu te comportes de manière que les gens t’apprécient.

Vous mangez de façon que la table ressemble à un champ de bataille.

Il a réagi de sorte que ses parents sont restés bouche-bée.

 

Ces conjonctions peuvent être employées avec l’adjectif telle sans qu’il y ait de différence de sens.

Tu te comportes de telle manière que les gens t’apprécient.

Vous mangez de telle façon que la table ressemble à un champ de bataille.

Il a réagi de telle sorte que ses parents sont restés bouche-bée.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

VII Si … que et tellement … que

 

Si … que et tellement … que expriment l’intensité d’une action ou d’une situation.

 

Si + adjectif / adverbe + que

Tellement + adjectif / adverbe + que

 

Ces deux structures introduisent la conséquence de l’action ou de la situation.

 

Tu es si joviale que tout le monde a du plaisir à parler avec toi.

Il mange si rapidement qu’il a mal à l’estomac.

 

Elle a l’air tellement calme que je me sens bien en sa présence.

Vous chantez tellement bien que vous avez beaucoup de succès.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

VIII Au point de, au point que et à tel point que

 

On emploie au point de, au point que et à tel point que quand on veut exprimer la conséquence d’une limite atteinte.

 

Au point de + infinitif

Au point que + indicatif

À tel point que + indicatif

 

On emploie au point de quand il n’y a qu’un seul sujet.

On emploie au point que et à tel point que quand il y a deux sujets.

 

Dernièrement j’ai fait beaucoup d’efforts physiques au point d’avoir mal au dos.

Ce mois-ci mon fils a eu de très bonnes notes au point que ses professeurs l’ont félicité.

Il pleut à tel point qu’on ne voit plus la route..

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

IX Un tel … que, une telle … que, de tels … que et de telles … que

 

Un tel s’accorde en genre et en nombre avec le mot qui suit et exprime l’intensité d’une action ou d’une situation.

 

Un tel + nom masculin singulier + que

Une telle + nom féminin singulier + que

De tels + nom masculin pluriel + que

De telles + nom féminin pluriel + que

 

On introduit l’effet de l’action ou de la situation.

 

Hier il y a eu un tel vent qu’une plante est tombée dans la rue.

Ce  lieu est d’une telle tranquillité qu’on dort bien

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

X Il suffit de … pour (que)

 

Dans ce cas on exprime la condition nécessaire à la réalisation d’une action.

 

Condition nécessaire Réalisation de l’action (conséquence)
Il suffit de + verbe à l’infinitif pour +  infinitif

ou

pour que + subjonctif

 

On emploie pour + infinitif quand on parle de manière générale.

On emploie pour que + subjonctif quand on parle de manière spécifique.

 

Il suffit de taper son adresse électronique et son mot de passe pour accéder à sa messagerie. (Discours général.)

Il suffit de faire un bruit pour qu’elle se réveille. (Discours spécifique.)

 

Place : la première partie en début de phrase et la deuxième en milieu de phrase.

 

 

 

XI Trop … pour (que) et assez … pour (que)

 

Ces structures se construisent comme indiqué ci-dessous :

  • trop + adjectif / adverbe + pour + infinitif ;
  • trop + adjectif / adverbe + pour que + subjonctif ;
  • assez + adjectif / adverbe + pour + infinitif ;
  • assez + adjectif / adverbe + pour que + subjonctif.

 

Avec trop + adjectif / adverbe on parle d’une action impossible.

Mais avec assez + adjectif / adverbe  on parle d’une action possible.

 

On emploie l’infinitif quand il y a un seul sujet et le subjonctif quand il y en a deux.

 

 

La voiture est trop haute pour entrer dans le parking.

Il parle trop doucement pour qu’on le comprenne.

 

Vous parlez assez bien anglais pour travailler à la réception de l’hôtel.

Cette chambre est assez grande pour qu’on y mette nos meubles.

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 

XII Du coup, résultat et total

 

Ces adverbes appartiennent au registre familier.

Ils sont suivis par la conséquence de l’action ou situation initiale.

 

Le bus vient de passer ; du coup, je dois attendre le suivant.

Le frigo est vide ; total, il faut qu’on fasse les commissions ! 

L’année scolaire s’est bien terminée ; résultat, je suis content(e).

 

Place : en milieu de phrase.

 

 

 


 

 

On peut aussi introduire la conséquence avec certains verbes à la voix active : produire, provoquer et engendrer.

 

La nouvelle a produit une vive réaction dans la capitale.

La pluie a provoqué des inondations.

La grève des transports engendre du retard dans les livraisons de marchandises.

 

 


 

 

 

Exercices

 

Exercice 1

Complétez chaque phrase avec la bonne réponse.

Réfléchissez bien.

 

 

Exercice 2

Complétez chaque phrase avec la réponse correcte. Attention aux indices !

Réfléchissez bien.

 

 

 

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Copyright juillet 2019 Ivan Bargiarelli 

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